Compétences requises
En cas de difficultés avec les compétences requises, clique sur les thématiques que tu veux travailler
Ou recherche un cours avec tes mots clés
exemple : guitare électrique accord niveau 1
Qu’est-ce qu’un orgue ?
L’orgue est un instrument à vent. C’est-à-dire que la source du son de l’orgue n’est autre que de l’air. Cet air est produit par une soufflerie et passe par des tuyaux qui permettent de donner une note, un son et de reproduire un son imitant le timbre de certains instruments (ex: flûte, hautbois, clarinette…). Ces tuyaux sont actionnés à l’aide de plusieurs claviers (le plus souvent) et peuvent être gérés (d’un point de vue de la puissance sonore) avec ce qu’on appelle une pédale d’expression (un peu comme pour un piano, la seule différence étant qu’on ne gére pas la couleur du timbre (résonnance, sourdine…) mais bien les nuances pour l’orgue).
Quelles sont les origines de l’orgue ?
On peut voir sur l’image ci-dessus en bas à gauche un des premiers modèles existants de l’orgue.
L’orgue est un instrument datant de l’Antiquité. Cet instrument à vent inventé en Grèce a connu une grande évolution depuis cette période. Ainsi venu de l’orient méditerranéen, il est adopté dès le Moyen- ge par les nations d’Europe occidentale, sous des formes miniaturisées (orgue portatif), de mobilier transportable (orgue positif), ou monumentales, et intégrées aux édifices religieux (les églises notamment).
Pendant plusieurs siècles l’orgue sert au départ d’accompagnement pour les musiques populaires et les danses (au Moyen- âge), ensuite, il est associé aux pratiques religieuses en tant que représentant prestigieux de l’accompagnement des hymnes religieux (il est rare de trouver des pièces religieuses de l’époque sans accompagnement pour orgue). A partir du xviie siècle, son répertoire peut quitter partiellement le domaine de la musique religieuse, mais il reste quand même dans cet environnement.
Par la suite, l’orgue a été de nombreuses fois amélioré et modifié suscitant son évolution et de manière réciproque celle de son répertoire. L’orgue actuel reste cependant une partie intégrante de l’édifice qui l’a vu naître. En effet, son utilisation pratique (le fait de jouer avec) est réservée aux interprètes mais il est également un témoignage historique du passé pour certain (ex: on a aujourd’hui des musées consacré à l’histoire de l’orgue mais également des églises qui ont fait restaurer des orgues anciens datant de plusieurs siècles). Le facteur d’orgue (ou concepteur et constructeur d’orgue) doit donc prendre en compte en plus de l’instrument, le lieu dans lequel il sera placé et faire en sorte que son instrument soit en harmonie complète avec l’acoustique (ex: il ne faut pas mettre un orgue trop grand et volumineux dans une église toute petite, cela réduirait les capacités de l’instrument et l’empêcherait de pouvoir montrer tout son potentiel).
De quoi est composé un orgue ?
L’élément principal est la console (avec le clavier et les différents jeux à actionner de différentes manières). Véritable poste de commandement, c’est cette dernière qui permet de choisir quels sons et timbres on souhaite obtenir. En effet, en regardant les petits boutons de part et d’autre des claviers, on peut y lire des noms qui font penser à ceux des instruments bien connus (trompette, clarinette, hautbois, basson…). Ces boutons sont appelés registres (ou jeux), chaque registre correspond à une rangée de tuyaux à l’intérieur de l’orgue, et donc à une sonorité. On peut avoir jusqu’à 87 registres sur un seul orgue ! La registration, quant à elle, est l’art de mélanger les sons entre eux (par exemple bourdon + prestant). On peut donc affirmer que l’orgue est en quelque sorte l’ancêtre de nos synthétiseurs modernes. D’ailleurs, sur un orgue, on trouve en général deux, trois, quatre ou cinq claviers, voire plus. Cela permet d’avoir différents plans sonores sur chacun d’entre eux. Ajoutez à cela le clavier pour les pieds appelé pédalier. On peut avoir deux types de consoles pour un orgue (une à distance électrique ou électronique et une autre collée à l’orgue ou manuelle). La console manuelle est encastrée dans le soubassement de l’instrument et offre des sensations plus réelles aux claviers, puisque cette console est reliée directement aux mécanismes de jeu !
Comment l’orgue produit-il des sons ?
La soufflerie est le début de la production du son. On appelle “soufflerie” tout ce qui est lié à la production d’air, soit des grands ventilateurs qui insufflent de l’air dans des “soufflets”. Ces grands ventilateurs (qui sont comme ceux qu’on utilise dans les films pour allumer le feu) sont aujourd’hui mis en marche par un moteur alors qu’avant, c’était des personnes qui tiraient des cordes pour les faire marcher (ou avec un système de poulis). Ensuite, les portes-vents permettent d’amener l’air à des sommiers (les tuyaux sont posés dessus comme sur la photo ci-dessus). Ce sont des boîtes rectangulaires creuses sur lesquelles les tuyaux sont posés. Lorsque l’organiste appuie sur une touche, grâce à un système à traction électromécanique, la soupape s’ouvre sous le tuyau correspondant à la note actionnée dans le sommier et laisse l’air s’y engouffrer. Pour cela il faut bien penser à actionner le registre que l’on veut utiliser sinon il n’y a pas de son. Enfin, l’orgue est un instrument dit expressif : si l’on regarde au dessus du pédalier, on trouve trois pédales : elles contrôlent les jalousies, sortes de volets qui enferment les différentes parties de l’orgue dans une boîte et permettent de moduler l’intensité du son (ce qui correspond aux nuances, c’est à dire jouer fort ou doucement).
Comment jouer de l’orgue ?
De ce point de vue là, l’orgue est proche du piano. C’est à dire qu’il offre des possibilités extraordinaires même pour un débutant d’un point de vue sonore et que la difficulté ne vient qu’après lorsque les pièces deviennent plus virtuoses. En effet, comme le piano il suffit d’appuyer sur une touche de clavier pour qu’une note sorte des grands tuyaux et donne un son. Cependant, la difficulté est de pouvoir alterner entre plusieurs claviers, voir jouer sur deux claviers en même temps (avec deux sons différents), en plus de jouer sur le pédalier avec les pieds (il fait office de basse) et voir même devoir gérer tous les sons de l’instruments comme indiqué sur la partition. En effet, certains compositeurs précisent les différents sons à utiliser en fonction des parties du morceau. Il faut savoir que certains orgues ont une quarantaine de jeux à gérer (certains jeux ont le même son que d’autres, par exemple une trompette, mais actionnent des octaves différentes, grave ou aiguë). Contrairement au piano qui a déjà beaucoup d’octaves à disposition, l’orgue sur les claviers peut en avoir aux alentours de 4 ou 5 (voir moins pour certains). Il faut donc gérer les changements d’octaves avec les différents jeux.
Source:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Orgue
https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l%27orgue
https://www.francemusique.fr/musique-classique/video-l-orgue-comment-ca-marche-karol-mossakowski-82379
Voici une vidéo expliquant brièvement le fonctionnement d’un orgue :
Voici plusieurs oeuvres de base du répertoire de l’orgue à écouter en entier pour les plus téméraires :
Prendre un autre cours
étiquettes roses !
Elles trouvent pour toi des cours classés par thématiques, niveau, instrument, artiste…