Chiffrage des accords à 3 sons
Compétences requises
En cas de difficultés avec les compétences requises, clique sur les thématiques que tu veux travailler
Ou recherche un cours avec tes mots clés
exemple : guitare électrique accord niveau 1
Le chiffrage d’accord : c’est quoi, et à quoi ça sert ?
Petit point culture et histoire de la musique : à l’époque baroque et à l’époque classique, certains instrumentistes (surtout les organistes et les clavecinistes) n’avaient pas de partitions où les accords étaient entièrement écrits et détaillés.
Sur leurs partitions, on retrouvait plutôt des chiffres :
https://drive.google.com/file/d/1AMgvwHVxnhiHMSaIXdsIhGTE6E-p40Tz/view?usp=sharing
source : https://www.apprendrelesolfege.com/
Chaque chiffre désigne un accord bien spécifique. Aujourd’hui, vous connaissez peut-être un système de notation qui est assez similaire : la notation anglo-saxonne :
- C# = accord de “do # Majeur”
- Am = accord de “la mineur”
- G = accord de “sol Majeur”
Dans la musique classique, le chiffrage désigne en fait les intervalles qui composent l’accord qu’on va jouer (en prenant en compte la basse et la tonalité du morceau).
Par exemple, dans la sonate ci-dessus, le deuxième chiffrage est un “6”. Ce qui indique explicitement que l’instrumentiste devra jouer l’accord “sol – si ♭ – mi”.
Je vous explique pourquoi dans la suite du cours.
Pour illustrer le cours, nous allons utiliser l’accord de Do Majeur (do – mi – sol).
Toutefois, tout ce qui va être expliqué est applicable à n’importe quel accord.
I/ Etat fondamental
Peu importe la disposition des notes de l’accord, s’il est à l’état fondamental (avec un “do” à la basse dans notre cas) et qu’on essaie de regrouper / resserrer / rapprocher les notes au maximum et qu’on retire toutes les doublures, on obtiendra toujours cet accord-là :
Si vous avez lu le cours sur les intervalles, vous comprendrez sans aucune difficulté que l’accord ci-dessus est composé d’une tierce et d’une quinte juste.
C’est ainsi qu’un accord à l’état fondamental sera chiffré “5” :
Notez bien que les intervalles que l’on chiffre sont toujours les intervalles à partir de la basse.
REMARQUE : Il faut savoir que pour simplifier les choses, comme la tierce est certainement l’intervalle le plus courant, il n’apparaît pas dans le chiffrage d’un accord. Ce n’est qu’une convention, donc si vous voulez faire apparaître la tierce dans votre chiffrage en écrivant “3” sous le “5”, ce n’est pas faux.
De plus, contrairement à l’écriture anglo-saxonne, on ne fait pas apparaître les notions d’intervalle “mineur” ou “majeur” dans le chiffrage (également pour une question de simplification).
En effet, il suffit de se placer dans le contexte de la tonalité, c’est-à-dire qu’il suffit de regarder l’armure pour savoir si notre intervalle sera majeur ou mineur.
Ici, comme l’armure est vide, on est en Do Majeur. Donc on sait que le chiffrage “5” indiquera par défaut un accord avec une tierce majeure dans ce cas.
Les seules altérations qui apparaissent dans le chiffrage sont les altérations qui ne se trouvent pas à l’armure (on appelle ces altérations des altérations accidentelles).
Exemple :
Si le morceau est en Do Majeur mais que le compositeur veut créer un petit effet de surprise en mettant un accord de do mineur, le chiffrage sera le suivant :
Ici, on note dans le chiffrage le bémol à la tierce pour indiquer que la tierce est mineure.
Mais je le répète : on l’indique parce que ce bémol n’existe normalement pas dans le contexte tonal du morceau qui est ici Do Majeur (car l’armure est vide).
Il est important de se souvenir que le bémol n’est indiqué dans le chiffrage que parce qu’il n’est pas présent à l’armure.
C’est-à-dire que dans un autre contexte (par exemple en Sol mineur) on aurait ce chiffrage :
C’est exactement le même accord que le précédent : c’est un accord de do mineur avec les notes do – mi ♭ – sol, mais là on n’indique pas que la tierce est mineure en écrivant le bémol puisque le mi ♭ est déjà à l’armure.
Il y a donc 4 étapes lorsqu’on veut chiffrer un accord :
1 – On supprime les doublures et on “resserre” les notes au maximum
2 – On identifie la basse
3 – On chiffre les intervalles à partir de cette basse
4 – On vérifie qu’il n’y a pas d’altération accidentelle à ajouter au
chiffrage ( ♭ / # / ♮ )
Il est important de se souvenir que le bémol n’est indiqué dans le chiffrage que parce qu’il n’est pas présent à l’armure.
C’est-à-dire que dans un autre contexte (par exemple en Sol mineur) on aurait ce chiffrage :
II. 2ème renversement
Voici le 2ème renversement de l’accord de Do Majeur avec son chiffrage :
BILAN :
Il y a donc étapes pour chiffrer un accord :
1 – On supprime les doublures et on “resserre” les notes au maximum
2 – On identifie la basse
3 – On chiffre les intervalles à partir de cette basse
4 – On vérifie qu’il n’y a pas d’altération accidentelle à ajouter au
chiffrage ( ♭ / # / ♮ )