Apprendre l’histoire de la basse
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exemple : guitare électrique accord niveau 1
Contexte historique :
En dehors de la contrebasse, il n’existait jusqu’alors que quelques instruments à corde traditionnels dans cette tessiture comme le guitarrón mexicain, la balalaika russe dans ses versions basse et contrebasse, et dans certains pays africains ou arabes, comme la contrebassine ou le guembri.
Cet instrument est conçu, tout comme la guitare électrique, pour pallier le manque de puissance des instruments acoustiques utilisés dans la musique country, le rock ‘n’ roll, ou le jazz mais aussi pour s’affranchir de la contrainte de l’encombrement de la contrebasse.
Prototype :
En 1933, l’inventeur américain Paul Tutmarc crée une première basse électrique ayant la forme et la taille d’un violoncelle au corps plein. Insatisfait par la taille de l’instrument, il en fabrique une deuxième inspirée des guitares électriques, frettée et conçue pour être utilisée à l’horizontale.
De par son design proche de celui d’une guitare, l’instrument est plus simple à tenir et l’apposition de frettes sur le manche rend la basse plus accessible, en facilitant la justesse de jeu. Cependant, le modèle développé par Tutmarc ne rencontre pas d’engouement particulier et le concept de basse électrique est abandonné jusqu’aux années 1950.
Les principaux modèles de basse :
En 1951, Leo Fender sort la première basse électrique commercialisée, la Precision Bass. Le terme « précision » insiste sur la présence de frettes, facilitant la justesse des notes par rapport à la contrebasse. Sa particularité est d’avoir un seul micro centré entre le départ du manche et le chevalet, ce qui donne un son grave, profond et bien rond. La Precision Bass devient un modèle de référence dans la musique populaire.
En 1960 sort le nouveau modèle de Fender, la Jazz Bass, qui a deux micros « simple bobinage », un manche plus fin que la Precision, et une forme différente. Sa particularité concerne le fait d’avoir deux micros, l’un près du chevalet qui donne un son médium très précis et assez dur avec beaucoup d’attaque et l’autre près du départ du manche et qui donne un son très grave et moins précis.
En 1957, Rickenbacker se lance dans la production de basses électriques avec la série des 4000. Ces instruments présentent la particularité d’avoir un manche traversant le corps, produisant ainsi une sonorité distinctive associée à ce fabricant.
La Rickenbacker 4001, emblématique du rock progressif et du heavy metal des années 1970, sort en 1961. Cette basse à l’esthétique particulière et au son puissant et clair marque l’histoire du rock grâce à des musiciens tels que Paul McCartney, Lemmy de Motörhead, Cliff Burton deuxième bassiste de Metallica, Chris Squire de Yes, Roger Glover de Deep Purple ou encore Geddy Lee de Rush.
En 1971, Alembic, marque de prédilection de Stanley Clarke, conçoit des basses personnalisées, avec des formes spéciales, des bois taillés et finis à la main, des préamplificateurs, des égaliseurs actifs et des techniques de construction novatrices, comme l’emploi de manches en bois multi-plis traversant le corps ou de manches en graphite. Alembic et le luthier Ken Smith produisent leurs premières basses à cinq cordes vers 1975, suivies dix ans plus tard de leurs premiers modèles à six cordes.
Ce sont les guitares basses qui feront la renommée de Music Man, avec, dès 1976, les modèles « Sting Ray », puis « Sabre » en 1978 et « Cutlass », comprenant un égaliseur actif avec deux ou trois bandes ; ces basses seront rejointes plus tard par des nouveaux modèles tels que la « Sting Ray » 5 cordes, la « Sterling Bass » (du nom du fils d’Ernie Ball, Sterling) et la « Bongo », popularisée par le bassiste du groupe de métal progressif Dream Theater, John Myung.
La basse « Sting Ray », qui se caractérise visuellement par le fait qu’une des quatre mécaniques (le sol) est placée en bas de la tête du manche, devient rapidement très prisée, et le symbole du son « funk » de la fin des années 1970 / début des années 1980. Le son est en effet puissant, le micro étant préamplifié, l’instrument est muni d’une pile de 9 volts nichée dans une petite trappe au dos pour le faire fonctionner.
Beaucoup de bassistes l’utilisent alors, notamment dans le jazz-rock, mais aussi dans des genres plus populaires.
Bonus :
Une basse à 36 cordes, on n’arrête pas le progrès !
Conclusion :
La basse électrique a connu de nombreuses évolutions au fil des années et il existe un grand nombre de variations du modèle de base inventé dans les années 50. Les subtilités de certains modèles seront abordés de façon plus détaillée dans un autre cours.
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